La perruque au 21e siècle : 3 choses importantes à savoir

Buame

Sur la tête des femmes, les cheveux sont de moins en moins naturels. Ils sont souvent remplacés par des perruques. Ces dernières deviennent ainsi un objet de beauté par excellence. De sa manufacture à son utilisation, le sujet de la perruque est loin d’être anodin. Ici, 3 choses importantes à savoir sur la perruque au 21e siècle.

Avant tout, petit historique

D’entrée de jeu, il faut comprendre que la perruque est vieille. Par ailleurs, elle n’est nullement que féminine. Dans l’antiquité, elle était déjà utilisée en Afrique, dans l’ancienne Egypte. Alors, elles protégeaient les crânes rasées du soleil brulant. Au cours des cérémonies également, elles étaient utilisées. On remarque la présence de la perruque dans d’autres civilisations également. Nous penserons notamment aux Assyriens, aux Phéniciens ou encore aux Grecs.

En Occident, en France par exemple, l’usage de la perruque a décliné progressivement à partir du 18e siècle. C’est vers la fin du 20e siècle qu’on lui reconnaitra un regain de popularité. De nos jours on observe une hausse de popularité des perruques synthétiques en Afrique.

Aujourd’hui, l’énorme marché des perruques

Cheveu naturel ou synthétique, les perruques représentent aujourd’hui un marché important. Les cheveux humains sont les seuls produits du corps légalement commercialisables dans le monde.  Déjà, ce statut leurs donnent des avantages non négligeables. Ils représentent un marché d’environ 10 à 15 milliards de dollars (Chiffres de la direction de Raj Hair International). Nettement au dessus des PIB de certains pays africains. Nous penserons notamment au Togo ou encore à la Sierra Leone entre autres.

Les cheveux naturels viennent d’Inde ou de Chine. L’Inde est en tête dans la production des cheveux naturels. La Chine quant à elle, domine la manufacture des produits finis.   Ils traversent les frontières pour finir aux Etats-Unis ou en Europe. Elles finissent également sur les têtes non négligences de plusieurs Africaines de la diaspora. Cette industrie existe depuis les années 1940.

En Afrique, un attrait pour ces perruques et cheveux se développe aussi. Dans une émission de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI), on consacrait un reportage à « la folie du business du cheveu ». On pouvait y voir une femme dépenser un budget de 500 000 XOF en perruque de cheveux humaine. C’est-à-dire environ 865 dollars, plus qu’un salaire mensuel.

Oui, les « perruques naturelles » proviennent de sacrifices à des dieux

Si l’Inde reste en tête du business des perruques naturels (ou des cheveux naturels) c’est bien grâce à ses temples. La chevelure en Inde a une symbolique importante. Ceci est vrai surtout en ce qui concerne la femme. Dans les Etats au Sud de l’Inde, on fait des pèlerinages où on offre des cheveux à Shiva ou à Vishnu. Les cheveux sont des symboles de pureté et d’élégance. C’est une des choses les plus importantes d’une femme. Peut-être la plus importante. Elle l’offre donc en échange d’un enfant ou d’une chose qu’elle demande.

Dans les temps anciens, ces cheveux étaient brûlés. Aujourd’hui par contre, ils sont collectés et vendus aux enchères. Le business doit tourner.

Les perruques, une aide véritable ?

Face à l’alopécie, les perruques peuvent se révéler de véritables aides. L’alopécie désigne la chute des cheveux. Elle intervient par exemple durant les traitements contre le cancer. Environ 40 % des personnes touchées sont des femmes. L’industrie de la perruque et des extensions sont désormais très élargies. On peut donc trouver en une perruque invisible une solution adaptée.

En ce qui concerne les hommes, il existe également des perruques de qualité pour répondre à leurs besoins.  Il existe des perruques de différentes sortes :

  • Des perruques synthétiques
  • Des perruques en cheveux naturels
  • Des perruques en cheveux naturels de qualité Remy Hair

Une question d’identité

Au-delà de toutes les considérations, les perruques soulèvent ces derniers temps des questions d’identité. Cette question est notamment soulevée dans la communauté noire. Les femmes utilisent des sommes astronomiques pour s’éloigner le plus de l’image de la femme noire. C’est ce que disent les détracteurs de l’utilisation des perruques naturelles. Ils mettent l’utilisation des extensions ou perruques, le défrisage excessif ou la dépigmentation dans le même sac ; des pratiques de rejet de son identité.  

Par ailleurs, ces critiques évoluent en parallèle de la nouvelle mode « Nappy ». Natural and Happy (En français : Naturelle et Heureuse).

En dépit de tout, de par son histoire et son évolution dans la société actuelle, il faut noter que les perruques ont encore de beaux jours devant eux.

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