5 Choses À Savoir Sur La Vaccination Contre La Covid-19 En Afrique 

Hermann

Le monde entier vit sous le joug d’une nouvelle « forme de grippe » depuis pratiquement 3 ans. Le lavage des mains, le port du cache-nez, la distanciation sociale, baptisés de mesures barrières ont longtemps été les seules protections à notre disposition. Alors que la médecine semblait s’incliner face à ce nouveau virus, l’espoir d’un retour à la vie apparaît sous les traits de la vaccination. Ces expédients nouveaux, déjà polémiqués, font face à une réticence encore plus en Afrique. Comment se passe la vaccination en Afrique ? Lisez et découvrez ces 5 choses sur la vaccination en Afrique.

1- Un démarrage tardif

Le 08 décembre 2020, Margaret Keenan devenait la première personne au monde à se vacciner contre la Covid-19. Le 14 décembre 2020, l’infirmière Sandra Lindsay devient la première vaccinée sur le sol américain. Ce n’est que l’année suivante qu’il y aura la première injection en Afrique. En effet, les Seychelles deviennent le 26 janvier 2021 le 1er état africain à vacciner contre la Covid-19. Quelques heures, plus tard l’île Maurice emboîtera les pas de son voisin. Alors que les « petits pays » donnent l’exemple, les grandes puissances ne débuteront la vaccination qu’à la fin du 1er trimestre de l’an 2021. En effet, les grandes nations comme le Nigeria ne fera sa première injection que le 5 mars.

Malgré un début poussif, la stratégie vaccinale fut quasiment la même que celle des autres continents.

2- Stratégie vaccinale

Ayant accueilli les premières doses de vaccin, les états africains se sont vite posé  la question de « Qui vacciner en premier ? ». En réponse, les dirigeants africains décident de suivre l’exemple des autres continents avec une légère modification.  Comme on l’a pu observer dans d’autres pays, la première injection était réservée soit à une personne à risque, soit à un personnel médical. En Afrique, ce fut autre chose. Les toutes premières doses étaient celles des personnalités politiques. Dans de nombreux pays africains, le la de la vaccination a été donné par les dirigeants politiques. C’est soit par le président en personne comme aux Seychelles en la personne du chef de l’état Wavel RAMKALAWAN, ou soit le chef du gouvernement, comme ce fut le cas au Togo de Victoire Tomegah DOGBEY. Après l’ouverture du bal par les politiques, a suivi le personnel soignant, les personnes à risque puis le lot des désireux.

La campagne de vaccination sur le continent africain est un moyen qui selon l’OMS permettrait d’éradiquer ce virus. La question qui se pose, c’est “est ce que les états africains ont les moyens de parvenir à l’immunité collective ?” Pour y parvenir, l’ONU avec le concours d’autres institutions a peut-être trouvé la solution.

3- Le Covax

Acronyme de Covid-19 Vaccines Global Access, le Covax est une initiative expresse lancée en avril 2020. Il a pour but de veiller à un accès équitable aux vaccins anti-covid dans les pays du monde. Le Covax est initié par la Coalition des innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) et l’Alliance du Vaccin (GAVI) sous l’œil bien veillant de l‘OMS. Dans l’accomplissement de sa mission, le Covax s’est dévoué à l’Afrique. À cet effet, les premières nations bénéficières du covax seront le Ghana et la Côte d’Ivoire, le 1 mars 2021. D’autres pays profitent de l’apport du Covax pour les campagnes de vaccination. Pour atteindre ses objectifs, les actions du covax sont principalement financées par des instances comme l’ONU, l’UE. Certains particuliers y vont de leurs poches comme la fondation Bill et Melinda Gates, celle de Greta Thunberg

Avec l’appui des organisations internationales, l’Afrique semble avoir toutes les cartes en main pour une campagne de vaccination réussie. Parlons maintenant du choix du vaccin. Avec quel vaccin vaccine-t-on sur le continent ? 

4- Les vaccins utilisés

La vaccination en Afrique se fait avec des vaccins qui semblent le plus s’adapter au continent. En effet, les vaccins utilisés en Afrique sont ceux qui ne nécessitent pas d’énormes moyens pour être conservé . Puisque qu’il s’agit d’un continent chaud et plusieurs pays ne dispose pas des moyens pour conserver longtemps les vaccins à très basse température. Leur choix porte sur Sinovac, l’Astra zeneca, Spoutnik V, Pfizer, Johnson-Johnson. Outre le problème de la conservation, il faut prendre en compte l’aspect financier. En effet, ces vaccins sont moins convoités et moins chers.

Le coût du vaccin combiné à la crainte de jeter les flacons expirés contraint quelques fois les gouvernements à accélérer la vaccination. Cette invitation, forcée à la vaccination, laisse planner le doute sur la liberté vaccinale.

5-Obligatoire ou non ?

À l’heure H, il est vrai qu’aucun décret dans aucun pays africain ne rend obligatoire la vaccination. Mais il est difficile de croire qu’elle ne l’est pas. En effet, dans certains pays, l’accès à certains lieux est soumis à la présentation d’un passeport vaccinal. En juin 2021, le chef d’état Sénégalais Macky Sall a déclaré que l’accès aux lieux de divertissement, les maquis et autres est sujet à la présentation d’un passeport vaccinal. En décembre 2021, les autorités togolaises iront plus loin. Ils diront clairement que seules les personnes vaccinées sont éligibles pour accéder aux lieux de cultes. C’est le leitmotiv sur pratiquement tout le reste du continent. Les gouvernements jouent sur les mots avec les citoyens. Mais cette stratégie ne montre pas clairement des résultats positifs. En décembre 2021, l’Afrique ne compte que 4% de personnes vaccinées. Très peu. Il faut dire que la pression des gouvernements n’accélère pas le rythme de la vaccination. Les cas de thrombose et les complications sanitaires qu’on a pu observer chez certaines personnes vaccinées font que beaucoup d’Africains sont réticents à l’idée de se faire vacciner.

Glass containers SARS-COV-2 coronavirus vaccine COVID-19
COVID-19 Vaccine

Le virus du Covid-19  a un grand pouvoir de mutation. Tant que le monde n’aura pas atteint une immunité collective, nous ne serons pas à l’abri d’une mauvaise surprise. À l’heure où des variants font leur apparition dont l’omicron découvert en Afrique du Sud, pays qui n’a vacciné que 6% de sa population, pensez-vous qu’il faudrait rendre la vaccination obligatoire ?

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