Les 04 Types De Cancers Féminins Les Plus Mortels

David Kipre

Le cancer est l’une des principales causes de mortalité dans le monde, avec 10 millions de décès dans le monde en 2020, selon le rapport du Global Cancer Statistics 2020, édité par la Société américaine contre le cancer (ACS) et du Centre international de recherche sur le cancer (IARC).

Derrière le terme cancer féminin se « cachent » une centaine de maladies différentes, sans compter un grand nombre de sous-catégories, puisque chaque organe et chaque type de cellule peut être à l’origine d’une tumeur cancéreuse ! Ainsi, il existe plusieurs formes différentes de cancers du sein, du poumon, du cerveau, etc. 

Dans ce chapitre nous parlons de 04 principaux types de cancers et nous nous efforçons de répondre aux questions suivantes : De quoi s’agit-il ? Quelle est leur fréquence ? Quels sont les causes et facteurs de risques ? Y-a-t ‘il un dépistage ? Quels sont les symptômes ? Quels sont les examens de diagnostic ? Quels sont les principaux traitements ?

  • Le cancer du sein
  • En marge d’être le plus fréquent chez la femme, le cancer du sein reste largement le plus mortel des cancers féminins. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, en 2020, on a recensé 2,3 millions de femmes atteintes du cancer du sein et 685 000 décès par cancer du sein dans le monde. Fin 2020, 7,8 millions de femmes en vie s’étaient vues diagnostiquer un cancer du sein au cours des cinq années passées.

    woman-checking-the-lumps-on-her-breasts-for-signs-of-breast-cancer-health-care-concept-womens_
    woman-checking-the-lumps-on-her-breasts-for-signs-of-breast-cancer-health-care-concept-womens_

    Le symptôme le plus fréquent du carcinome canalaire est une masse ferme ou dure qui est très différente du reste du tissu mammaire. Elle peut sembler fixée à la peau ou au tissu mammaire voisin. La masse ne rétrécit pas ou ne disparaît pas et ne réapparaît pas au cours du cycle menstruel. Elle peut être sensible mais n’est généralement pas douloureuse (la douleur est plus souvent le symptôme d’une affection non cancéreuse.).

    Différents types de traitements peuvent être utilisés pour traiter un cancer du sein : la chirurgie, la radiothérapie, l’hormonothérapie, la chimiothérapie et les thérapies ciblées.

  • Le cancer du poumon
  • Le cancer du poumon tue environ 10 000 femmes par an et il continue d’augmenter à cause du tabagisme. Il y a probablement d’autres facteurs de risques à cette augmentation du cancer du poumon, comme une exposition professionnelle à certaines substances comme les fumées de diesel ou d’amiante, mais cela reste plus rare chez la femme. En revanche, on n’a pas démontré de relation entre la prise d’hormones et la survenue de cancer du poumon chez la femme.

    doctor-checking-up-lung-s-x-ray-film-or-radiograph
    doctor-checking-up-lung-s-x-ray-film-or-radiograph

    Une étude américaine avait montré que les femmes qui prenaient un traitement hormonal substitutif à base d’œstrogènes à la ménopause avait un sur-risque d’avoir un cancer du poumon mais il s’agissait de doses beaucoup plus importantes que les doses administrées en Europe ou en France. 

     Le cancer du poumon est redoutable et on le découvre très souvent à un stade avancé car le poumon n’a pas d’innervation pour la douleur. Une tumeur peut donc se développer dans le poumon, atteindre 5 ou 6 cm, ne pas faire mal et rester longtemps silencieuse. Le cancer du poumon est souvent diagnostiqué à un stade métastatique. Et ce sont ces atteintes des autres organes qui vont être symptomatiques et révéler la maladie :

    • Des métastases au niveau des os entraînent des douleurs osseuses, de la colonne vertébrale par exemple ou des fractures des os. 
    • Des métastases au niveau du foie peuvent causer une perte d’appétit, des nausées, une importante fatigue, une perte de poids inexpliquée, une jaunisse, un foie gonflé…
    • Des métastases au niveau du cerveau peuvent entraîner une hémiplégie (paralysie d’un seul côté du corps), une crise d’épilepsie, des troubles de la mémoire, une confusion, une faiblesse de certaines parties du corps… 
    • Des métastases au niveau des glandes surrénales (petites glandes situées au-dessus du rein) n’entraînent habituellement pas de symptômes ; elles sont souvent découvertes fortuitement sur le scanner et ne sont douloureuses que lorsqu’elles sont très volumineuses.

    Le pronostic de traitement du cancer du poumon dépend du stade de la tumeur. Globalement, la survie à 5 ans des cancers du poumon tous stades confondus se situe aux alentours de 17-18%. La chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, la thérapie ciblée (la prise de comprimés) sont les principaux traitements du cancer de poumons chez la femme.

  • Le cancer colorectal
  • Le tabac n’est pas le seul facteur de risque à gagner du terrain chez les femmes. L’alcool joue aussi un rôle dans le développement des cancers, donc le cancer du côlon et du rectum. En plus de l’alcool, deux autres facteurs nutritionnels sont impliqués dans la survenue de cancer colorectal : le surpoids ou l’obésité et la consommation de viandes et de charcuteries. « En revanche, l’activité physique et la consommation de fruits et légumes sembleraient jouer un rôle protecteur », selon Cancer Environnement.

    Il est possible que le cancer colorectal ne cause aucun signe ni symptôme aux tout premiers stades de la maladie puisqu’il est alors très petit. Les symptômes apparaissent souvent au fur et à mesure que la tumeur se développe dans les tissus et organes voisins. D’autres affections médicales peuvent causer les mêmes symptômes que le cancer colorectal. Diarrhée, constipation, selles qui semblent plus étroites que d’habitude, sensation que le rectum n’est pas complètement vide après être allé à la selle, sang rouge clair ou très foncé dans les selles, saignement du rectum sont les grands traits descriptifs de la phase initiale de ce cancer. La chirurgie est le principal traitement contre le cancer colorectal.

  • Le cancer du corps de l’utérus
  • Chaque année, on dénombre environ 9000 nouveaux cas de cancer du corps de l’utérus (carcinome de l’endomètre, sarcome de l’utérus), ce qui représente 5 % de toutes les maladies cancéreuses chez la femme. Le risque augmente fortement à partir de 50 ans : la moitié des patientes sont âgées de 50 à 69 ans au moment du diagnostic. Un peu plus de 40 % ont 70 ans ou plus.

    Aux stades précoces, le cancer du corps utérin ne provoque généralement aucun symptôme. Des saignements inhabituels ou des partes vaginales malodorantes peuvent être un premier signe d’alerte. En cas de saignement vaginal survenant après la ménopause, il est indispensable de consulter un médecin. Chez les femmes non ménopausées, des saignements entre les règles ou des règles anormalement fortes peuvent indiquer l’existence d’un cancer.

    Ce dernier est dépisté par le frottis gynécologique et en partie prévenu par le vaccin contre les papillomavirus, virus sexuellement transmissibles impliqués dans le développement du cancer du col utérin. 

    Quatre types de traitement sont envisagés pour combattre un cancer de l’endomètre : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et l’hormonothérapie.

    Ainsi, malgré les efforts cliniques, certains cancers féminins dont le cancer du sein, le cancer des poumons et celui du corps de l’utérus continuent à enregistrer d’importantes taux de mortalité.

    Dellaress

    Laisser un commentaire