COVID-19 | 2 Nouveaux Traitements Approuvés

Buame

Ce vendredi 14 janvier, l’Organisation Mondiale de la Santé a approuvé deux nouveaux traitements contre la Covid-19. Désormais, le nombre de traitements recommandés par l’institution mondiale est porté à cinq.

1-Le sotrovimab et le baricitinib

L’avis a été publié par la revue médicale The BMJ. Les experts de l’OMS recommandent un traitement du nom de sotrovimab. Il s’agit d’un traitement par anticorps de synthèse. La FDA a émis une autorisation d’utilisation d’urgence pour ce produit. Le second est le baricitinib. Il est ordinairement utile pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Les deux médicaments ont une cible bien précise. Les patients ayant eu le Covid sans gravité mais à haut risque d’hospitalisation auraient besoin du sotrovimab.

Son bénéfice pour les patients qui ne sont pas à risque est jugé trop faible. En ce qui concerne le baricitinib, il  est préconisé pour les «patients atteints d’un Covid sévère ou critique», auxquels il doit être administré «en combinaison avec des corticoïdes». Pour ces patients, cela «améliore les taux de survie et réduit le besoin d’être placé sous ventilation mécanique». Bien malheureusement pour les deux traitements, il n’y a à cette heure aucune certitude face au nouveau variant Omicron. Les recommandations des experts seront mises à jour dès que les données le permettront.

2-Avant ces deux traitements

Avant cette nouvelle, l’organisation onusienne de la santé conseillait l’utilisation de trois traitements : le Ronapreve, «antagonistes de l’interleukine 6» et les corticoïdes. Le Ronapreve désigne des anticorps de synthèse.

La classe de médicament appelé «antagonistes de l’interleukine 6» (le tocilizumab et le sarilumab)est quant à elle utilsée depuis juillet 2021. Les corticoïdes sont, eux, systématiquement utilisés pour les patients sévèrement atteints depuis septembre 2020. Le sotrovimab concerne le même type de patients que le Ronapreve. Par ailleurs, l’OMS estime également que les autres types de médicaments de la même famille que le baricitinib ne sont pas de nature à guérir la Covid-19. Ceci, parce que les données sont insuffisantes pour juger de leur efficacité ou des effets secondaires qu’ils peuvent causer.

3-Préoccupation face à l’accès à ces traitements

Face à ces nouvelles recommandations, la réaction de certaines organisations ne s’est pas fait attendre. L’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé un rapide appel aux gouvernements. Elle demande que les gouvernements agissent pour que des monopoles n’empêchent pas l’accès à ces traitements. Dr Márcio da Fonseca, conseiller médical en maladies infectieuses, campagne d’accès de MSF :

« Depuis près de deux ans, nous assistons impuissants à la mort de personnes atteintes du COVID-19 au milieu de vagues catastrophiques de la maladie.

Dans les pays où MSF travaille, les possibilités de fournir des soins intensifs de haut niveau sont limitées. Sauver davantage de vies de personnes souffrant d’infections graves et critiques dépend donc fortement de l’accès à des médicaments abordables que nous pouvons ajouter aux stéroïdes, à l’oxygène et aux soins de soutien rapprochés que nous fournissons déjà dans nos projets. Au fur et à mesure de l’apparition de nouveaux traitements, il serait tout simplement inhumain qu’ils restent indisponibles dans les milieux à ressources limitées, simplement parce qu’ils sont brevetés et trop chers.

« Depuis le début de cette pandémie, les pays aux ressources financières limitées ont dû faire face à un accès inéquitable à tous les outils médicaux nécessaires à la survie, tels que l’oxygène, les vaccins et les tests, en raison de l’accaparement par les pays riches et des profits réalisés par les sociétés pharmaceutiques.

Avec ces thérapies éprouvées recommandées par l’OMS, il est temps maintenant que les pays à revenu faible et intermédiaire aient enfin accès à ces thérapies qui sont déjà utilisées en routine dans de nombreux pays à revenu élevé.»

Il est à noter que les avis de traitements anti-Covid de l’OMS sont fréquemment mis à jour, sur la base d’essais cliniques conduits sur différents types de patients. L’arsenal thérapeutique reste toutefois réduit. Notons également que récemment, l’OMS a refusé l’usage de plusieurs traitements: l’injection de plasma de patients guéris du Covid, l’ivermectine et l’hydroxychloroquine.

BUAME

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