Pourquoi Les Gens Sont Ils Determinés A Retourner En Prison?

David Kipre

Loin de nous de mettre tout le monde dans le même panier, mais il est bon de constater que la majorité des systèmes carcéraux, fonctionnent comme une boucle, pour certains individus en tout cas. Une fois sorti, il faut peu de temps au détenu pour retomber dans le vice qui l’avait conduit en prison. Mais qu’est-ce qui cause cela?

I-Différence entre la réincarcération et le récidivisme  dans les prisons.

A première vu, ces termes semblent les mêmes, une nuance cependant les différencies. D’après des études faites par Eric Maes, «la réincarcération peut suivre une récidive, mais dans certains cas, cela peut être la cause d’autre chose». En effet, comprendre ce fait permet de connaître la cause effective du retour en prison. Toujours avec les recherches d’Eric Maes, nous pouvons prendre en exemple des personnes retournés en prison à la suite d’une révocation d’une modalité anticipée, ce qui peut être confondu avec la récidive dans le sens d’avoir commis de nouveaux faits.

 II-Le phénomènes de réincarcérations dans les prison.

Comme le dirait le «Datagueule», la prison c’est comme un antibiotique, ce n’est pas automatique. Dans la plupart des pays, une augmentation des lois permettrait un retour en prison.

Pour une personne tout fraîchement sortie de prison, nous dirons que se mettre à jour au niveau des lois n’est pas vraiment une priorité absolue. 61% sortant des prisons sont réincarcérés dans les années qui suivent, mais comment cela est-il possible me direz-vous? C’est en fait tout simple.

Pour la majorité de ces détenus, aucune prise en charge ou accompagnement n’est faite. Comme nous l’avons dit plus haut, une personne sortant de prison, n’a pas vraiment besoin dans l’immédiat de savoir ce qui se passe au niveau du code pénale, il faut penser à se réintégrer dans la société. Mais le faire tout seul n’est souvent pas la bonne chose à faire.

Comme Marc Sluse dit Marcus, 20 ans sous les verrous pour vols «parce qu’on n’y est pas préparé, sauf ceux qui ont une famille. Parmi ceux qui sortent de prison, il y en a peut-être deux sur dix qu’on attend». Sans oublier les addictions et les problèmes psychologiques auxquels doivent faire face les prisonniers. En effet, 36% des personnes incarcérées depuis plus de 6 mois souffrent d’une addiction à la drogue, 40% atteints de syndrome dépressifs et 21% de troubles psychotiques. Toutes ces personnes se doivent d’avoir un suivi.

III-Les suivis dans les prisons.

Souvent dans l’ombre, ils constituent une partie assez mal connue du grand public, leur rôle est tout aussi important et permet dans notre cas actuel, de gérer et permettre une insertion progressif des ex-prisonnier dans la société,  mais pas que.

Ils prennent aussi en charge les personnes incarcérées en attente de procès ou encore les personnes déjà condamnés. Vous convenez donc que pour pouvoir avoir une prise en charge totale, des moyens doivent être alloués pour permettre un suivi, hélas dans certains pays comme la France en encore aux USA, ce n’est pas encore vraiment le cas.

En effet, nombreux sont ceux qui ont eu à se révolter contre le manque de moyen alloué pour ce travail. C’est notamment le cas  en Mai 2016 où les conseillers pénitencier se sont mobilisés pendant 3 jours pour exprimer leur difficultés et faire entendre leur revendication aux USA, dans un article intitulé: «Les USA dépensent des milliards pour enfermer des gens mais très peu pour les libérer», où la question de savoir d’où vient le soutien deviens problématique face aux milliards mis à la disposition, pour le système carcérale.

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