Pourquoi Les Gens Ordinaires Ont Ils Des Problèmes d’Argent?

David Kipre

Il est partout autour de nous mais n’est pas une matière première. Nous en avons besoin, sans qu’il soit nécessaire à notre survie. Il est au centre de nos vies à tous sans être nécessaire à nos rapports sociaux… Vous l’avez compris, on parle de l’argent, bien sûr ! Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, qu’on en ait ou qu’on n’en ait pas, notre système social et économique tourne avec et par lui. Fort est de constater que les gens ordinaires, malgré les ensembles d’actions qualitatives qui leurs sont propres, peinent toujours à fidéliser leurs relations avec l’argent. Qui peut-on désigner par personne ordinaire ? Pourquoi les gens ordinaires ont-ils des problèmes d’argent ?

I-Que savons-nous de l’argent ?

On peut retrouver une première définition concrète sur le site Les définitions, le dico des définitions . Globalement, on y apprend que l’argent est un « moyen de change qui est accepté par une société pour payer des biens, des services et toutes sortes d’obligations ». C’est aussi un « intermédiaire dans les échanges (facile à stocker et à transporter) ; une unité de compte, dans la mesure où elle permet de mesurer et de comparer la valeur des produits et des services qui sont assez différents les uns des autres ; et c’est une réserve de valeur, qui permet de faire des économies ».

II-Et si les gens ordinaires étaient responsables de leur divorce avec l’argent ?

1-Les gens ordinaires acceptent d’être sous-payés

On n’a pas du tout du mal à reconnaitre les gens ordinaires dans nos vies quotidiennes, peut-être même qu’on est un d’entre eux. Ce sont les premiers à se pointer sur le lieu de travail et les derniers à quitter, ils font souvent des heures supplémentaires. Les gens ordinaires sont ceux qui aiment beaucoup travailler mais au moment du payement sont ceux qui sont moins payés dans leur société. A cause de la peur de perdre leur travail, qui la majeure partie des temps est leur seule source de revenu, ils préfèrent garder le silence et acceptent d’infimes rémunérations contre de lourds travaux.

2-Les gens ordinaires ont des problèmes de sortis d’argent

Les gens ordinaires sont souvent des personnes dépensières, dès que l’argent rentre sur leur compte il y a toujours des dépenses imprévues qui font qu’au final ils n’arrivent pas à économiser. En marge de la mauvaise gestion des intrants financiers, les personnes ordinaires ont tendance à trop donner malgré qu’ils soient dans la précarité ceci juste pour garder la fidélité de leurs relations sociales.

3-Absence d’audace financière ou d’investissement

Les gens ordinaires sont de plus en plus pauvres non pas à cause de la société capitaliste, mais par manque de culture financière. Les riches ont une culture financière dès leur tendre enfance, ils apprennent jeune à gérer les busines et voient leurs parents investir. Ils vont donc pouvoir perpétuer la tradition et développer leur compte en banque.

Si les gens ordinaires qui représentent la majorité des personnes dans le monde, avaient eux aussi cette culture financière, ils seraient capables d’investir et de récolter des fruits de leurs investissements certes modestes mais bénéfiques.

Le manque de culture financière, voilà la véritable raison pourquoi les gens ordinaires sont de plus en plus pauvres dans un monde capitaliste.

4-La croyance des gens ordinaires selon laquelle « l’argent ne fait pas le bonheur »

Cette conception de la valeur de l’argent augmente le niveau de précarité des gens ordinaires vu qu’ils préfèrent vivre une vie de subsistance que la recherche perpétuelle de la richesse ou de l’argent. Cette affirmation est ridicule à notre époque visiblement dominée par la consommation.

En effet, le bonheur est par définition l’état psychologique qui résulte de la réalisation de ses valeurs. Ces valeurs traduisent des buts pour lesquels une personne agit en vue de les obtenir ou de les préserver. Ce sont les choses qu’une personne souhaite avoir ou faire et auxquelles elle tient suffisamment pour agir en vue de se les approprier. Les valeurs peuvent être matérielles ou spirituelles. Ainsi même si l’argent ne fait le bonheur, l’argent est indispensable au bonheur pour ne pas dire que l’argent achète le bonheur.

Les êtres humains ne sont pas des cerveaux dans des cuves. Nous sommes des êtres physiques et spirituels ainsi que des organismes conscients. C’est pourquoi nous avons des besoins matériels. L’argent est un instrument dans la satisfaction de ces besoins. Il offre la possibilité de procéder à l’échange pour obtenir les marchandises nécessaires.

Cela ne rabaisse ni ne sous-estime la dimension spirituelle de la vie. Pour beaucoup de gens, ce sont précisément certaines valeurs spirituelles qui rendent la vie digne d’être vécue. Néanmoins, ce qui nous permet de poursuivre des valeurs spirituelles, au niveau biologique le plus fondamental, c’est la satisfaction de nos besoins physiques. Certaines bases matérielles sont indispensables. Il est ridicule de minimiser ce fait ou de procéder comme si cela ne devait en quelque sorte ne pas être le cas. Même le missionnaire ou l’ascète a besoin d’un endroit pour reposer son corps, des aliments pour se nourrir et de la médecine pour guérir ses maladies.

En réalité, la spiritualité est vide en dehors du monde matériel. Une personne ne peut vivre ou profiter de quoi que ce soit en étant désincarné. Elle doit satisfaire à ses besoins matériels. L’argent est son moyen de le faire. C’est la manière d’obtenir les biens et les services nécessaires à l’entretien de sa vie. L’argent est synonyme de richesse, que ce soit sous une forme monétaire ou de biens que l’individu produit et qu’il pourrait convertir en argent. Sans argent, il ne peut acquérir les choses dont dépend sa survie.

Par tout ce qui précède, il est clair que les gens ordinaires ont eux même des habitudes qui les maintiennent dans des conditions de précarité. Leur manque d’argent découle en effet de plusieurs facteurs dont eux même représente 95% des facteurs explicatifs.

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