Femme vs Bible Les Choses Insolites Sur Le Marriage

David Kipre

Les femmes d’ici, comme toujours, aiment dire haut ce que les autres pensent bas. Beaucoup disent que Dieu n’aime pas ceci ni cela, et mettent tout sur le dos de la religion. Les femmes d’ici vont prendre le taureau par les cornes en posant au pasteur toutes sortes de questions concernant trois grands sujets à savoir : l’abstinence avant le mariage, le divorce dans le mariage, et la gestion des finances.

1-Concernant l’abstinence avant le mariage

On dit que Dieu veut que nous nous abstenions de relations sexuelles jusqu’au mariage puis en effet comme le dit la bible, nous devons en tant chrétiens nous abstenir, car nous n’avons pas à nous soucier des choses à venir. Si comme le disent certaines personnes, nous n’avons un problème après le mariage, Dieu pourvoira.

Et étant donné que le sexe a un pouvoir hyper puissant, s’abstenir de cela, nous évitera de tomber dans de nombreux pièges. Référons-nous au Proverbe 31 : 3 de la Bible qui donne ce conseil à l’homme : « Ne livre pas ta vigueur aux femmes, et tes voies à celles qui perdent les rois. »

Il s’agit ici d’un conseil qui a été donné afin d’éviter aux hommes de tomber dans le péché sexuel, et de se perdre avant le mariage, tout comme il est conseillé, voire même recommandé à la femme d’en faire de même pour éviter tout problème et évidemment profiter de son mariage en toute quiétude. La réponse serait donc affirmative concernant la pratique de l’abstinence avant le mariage.

2-Sur la question du divorce dans le mariage

La Bible dit, que l’homme ne devrait divorcer de sa femme, que lorsque cette dernière a commis un adultère (infidélité). Donc le divorce ne devrait pas être une option ni une porte de sortie dans le mariage d’un chrétien. Comme l’a dit le pasteur : « si quelqu’un te pousse à pécher, libère-toi ».

En se référant toujours à la bible qui nous dit d’arracher notre œil gauche, de couper notre main droite si c’est cela qui nous empêche d’être droit et nous fait tomber dans le péché, car il vaudrait mieux d’aller au ciel manchot que de rater le paradis pour si peu, on peut donc comprendre que dans le mariage chrétien, il est surtout question de ne pas divorcer tant que le blâme n’est pas sur la femme pour cause d’adultère.

Si les partenaires apprennent à mieux se connaître avant le mariage, ils éviteront ainsi le divorce, car ils connaîtront les bons et les mauvais jours de chacun, et seront capables de s’adapter afin d’avoir de l’harmonie dans leur couple. Dans le cas, par exemple, d’un homme qui bat sa femme, on peut comprendre qu’il manque de la communication et d’une connaissance réciproque établie avant le mariage, ce qui conduit parfois à des violences de ce genre dans les couples.

Les femmes ont abordé certaines questions aussi par rapport au mariage qui relèvent de la dépendance aux beaux-parents pour régler leurs différends dans le mariage.

Certains couples réclament la bénédiction de leurs beaux-parents sur le fait qu’il est dit souvent que si un couple ne reçoit pas la bénédiction des parents, il ne pourra point aller loin. Par rapport à cela, le pasteur affirme que bien que la bénédiction soit la bienvenue, elle n’est pas non plus nécessaire, car ce n’est pas eux qui se marient, et ils ne seront pas ceux qui viendront habiter au foyer, c’est pourquoi il est écrit dans le livre de Mathieu 19 :5 « que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair […] Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint »

Concernant la place de la femme au foyer, la bible demande à l’homme « d’aimer sa femme, comme Jésus-Christ a aimé l’église et d’être le chef de la femme comme christ est le chef de l’église »

Concernant la satisfaction comme cause de divorce, le pasteur a recommandé à la femme de satisfaire son homme, sur un accord mutuel, afin que les deux soient heureux.

3-A propos des finances

Certains hommes si leurs revenus le permettent, peuvent accorder à la femme le droit de dépenser, elle, son revenu pour des raisons personnelles, tandis qu’eux participent aux dépenses de ménage, ceci selon leur volonté, un accord entre la femme et son mari, et surtout basé sur les revenus des deux conjoints. Tout est à décider, soit un partage, soit une allocation de dépenses respectives

Au cas où l’un des conjoints perdait sa source de revenus, l’autre pourrait y participer du mieux qu’il le peut afin de subvenir aux besoins du foyer, car leur union est « pour le meilleur et pour le pire ».

Néanmoins, au cas où la paresse d’un des conjoints intervient sur base que le travail n’est pas à la hauteur de ses espérances ou en deçà de son ancien boulot en cas de perte de travail, la prière doit intervenir comme acte phare afin de soulever la pression qui pèse sur le conjoint et de l’aider à se relever. La discussion permettra aussi d’alléger ce poids, car l’orgueil de l’un des conjoints pourrait se mettre en travers de leur chemin. Au cas où un partenaire quitte l’autre pour cause de perte d’emploi, cela voudrait dire qu’il est aussi prêt à ce qu’on lui en fasse de même.

L’une des questions qui se pose aussi est celle de la « sorcellerie » de nos parents, qui par des actes pourraient porter atteinte à notre évolution spirituelle. Là le pasteur conseille de ne point s’attaquer à nos parents, parce que ce sont nos créateurs, et que les actes qu’on poserait contre eux, iraient directement sur nous. L’amour selon le Pasteur, serait la meilleure œuvre, car pour nous, l’amour serait le meilleur bouclier, qui nous aiderait à tout surmonter.

   En général il faudrait don comprendre que non seulement l’amour, mais aussi la patience, la connaissance de soi et de son partenaire sont des qualités et des processus qu’on doit acquérir au cours de l’expérience qui nous mènera au mariage. Ce cursus-là, bien qu’établi ou arrivé à l’étape de l’union, ne devrait pas se terminer là, car les efforts doivent maintenant être doublés afin de maintenir la cohésion et de s’empêcher l’un l’autre de tomber. Evidemment tout ceci ne saurait être fait sans le concours de la prière et de nos beaux parents qui, néanmoins ne doivent pas s’immiscer dans le foyer conjugal par peur de désunion.

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