5 Pays Où Les Infirmiers Ont des Rémunérations Incroyables

David Kipre

S’il y a bien un truc que l’épidémie de COVID aura mis en avant, c’est l’importance des infirmiers quand on se retrouve face à une crise sanitaire. Et actuellement la question de leur niveau de rémunération est plus que jamais d’actualité.

En effet, la profession d’infirmier est l’une des plus lucratives au monde et il est relativement facile de trouver un emploi dans la plupart des pays. Il faut toutefois tenir compte des nombreuses règles et exigences en vigueur sur le territoire où vous souhaitez exercer.

Voici les cinq pays qui offrent les salaires les plus élevés pour les infirmières et infirmiers autorisés.

1. Royaume-Uni

Dans le cadre de rémunération du National Health Service (NHS, le système de santé britannique), les infirmières et les infirmiers se situent à l’échelon 5 ou au-dessus en fonction de leur expérience et de leurs qualifications et gagnent donc entre 25 500 et 33 000 euros par an.

2. États-Unis

Aux États-Unis, les infirmières enregistrées sont généralement titulaires d’un baccalauréat en sciences avec spécialisation en soins infirmiers (Bachelor of Nursing Science, BNS – 4 ans), d’un diplôme d’associé en sciences infirmières (Associate Nursing Degree, AND – 3 ans) ou d’un diplôme sanctionnant un programme de soins infirmiers approuvé nationalement (2 ans).

Pour les infirmières étrangères, vous devez avoir un certificat de la Commission des diplômés des écoles d’infirmières étrangères (CGFNS) ou une licence complète et illimitée pour exercer la profession infirmière dans l’État d’emploi prévu (NCLEX).

Avoir un employeur prêt à poursuivre votre processus d’immigration est essentiel pour obtenir un visa et une licence ; le processus peut prendre jusqu’à un an.

En mai 2015, le salaire annuel moyen d’une infirmière autorisée aux États-Unis était d’environ 67 490 USD.

3. Norvège

Les revenus mensuels moyens dans les entreprises de santé sont estimés à environ 44 900 NOK ou 19 169 Dh (sur la base de diverses variables), soit environ 230 028 Dh par an.

4. Canada

Les infirmières formées à l’étranger (IEN) qui souhaitent travailler au Canada doivent obtenir une licence conformément aux processus suivis par les infirmières autorisées canadiennes.

Au préalable, vous devez passer l’examen national d’exercice de la profession infirmière. Voir ici pour plus d’informations sur la façon de réussir l’examen d’entrée, NCLEX-RN par le National Council of State Boards of Nursing.

Vous devrez également vous inscrire auprès du conseil des soins infirmiers de la province où vous prévoyez travailler. Pour en savoir plus sur la façon de s’inscrire auprès du conseil des soins infirmiers, consultez le guide complet de l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario pour les IIDE.

En janvier 2017, le salaire annuel moyen d’une infirmière autorisée au Canada était de 59 783 $CAN ou 163 010 Dh.

5. Australie

Pour exercer en tant qu’infirmière autorisée en Australie, vous devez remplir deux processus indépendants. L’une consiste à s’inscrire auprès du Nursing and Midwifery Board of Australia (NMBA) et l’autre à obtenir un visa.

Pour les infirmières, l’Australian Nursing and Midwifery Accreditation Council (ANMAC) effectue des évaluations des compétences pour la migration (procédure de visa) tandis que le NMBA évalue si vos diplômes sont équivalents aux diplômes australiens correspondants. Aucun de ceux-ci ne vous garantit un emploi en Australie. Il est conseillé de terminer les deux processus et de trouver un emploi avant de déménager en Australie.

En 2017, le salaire annuel moyen gagné par une infirmière autorisée en Australie est de 61 000 dollars australiens ou 169 003 dirhams.

Des disparités à prendre en compte

Selon l’OCDE, ce classement, expose d’autres nuances sur l’utilisation des données :

Selon le lieu d’exercice :

Dans la plupart des pays, précise l’OCDE, les statistiques se rapportent uniquement au personnel infirmier exerçant dans les hôpitaux ; au Canada, toutefois, ces données couvrent également les infirmiers exerçant dans d’autres structures, dont des structures privées (en raison du manque de personnel, les infirmiers canadiens font, par ailleurs, beaucoup d’heures supplémentaires).

Selon la qualification :

Les données portent uniquement sur le personnel infirmier « de niveau supérieur » au Canada, en Irlande, aux Etats-Unis… où il existe des « infirmiers praticiens », réalisant des soins d’un niveau équivalent à ceux des médecins généralistes pour des patients atteints de problèmes de santé mineurs et des patients nécessitant un suivi de routine. Dès lors, ne prendre que cet échantillon amène à surestimer les niveaux de rémunération par rapport aux pays où les infirmiers « de niveau intermédiaire » sont également pris en compte, reconnaît l’organisation internationale.

Selon la durée de temps de travail :

Les données ne portent que sur le personnel infirmier travaillant à plein-temps, à l’exception de la Belgique, où les données fournies prennent aussi en compte les temps partiels, ce qui donne lieu à une sous-estimation du salaire infirmier belge.

Même risque pour certains pays comme l’Italie, dont les données nationales récupérées par l’OCDE ne tiennent pas compte des revenus liés aux heures supplémentaires ou aux primes.

Enfin, aucun pays ne fournit de données sur les paiements informels qui, note l’organisation, « dans certains cas, peuvent représenter une part non négligeable du revenu total ».

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