3 Témoignages De Pères Ayant Vécu L’Accouchement De Leurs enfants

David Kipre

Qui ne rêve pas d’avoir une compagne puis des enfants courant partout dans la maison, vous donnant parfois des maux de tête! Sans trop m’avancer, je dirai qu’à peu près tout le monde. Vous devez tout d’abord passer par ce qu’est l’accouchement. Une étape qui est difficiles pour les femmes, mais aussi pour les hommes. Voyons un peu le témoignage de ces hommes ayant vécu cet évènement.

1-Témoignage de Paul :

Paul
Paul

Dans l’émission DOCTISSIMO MAMAN sur youtube nous avons pu voir un de ces pères qui a vécu la naissance de sa fille. Voilà son témoignage: « Zoé s’est réveillée vers deux heures du matin », raconte Paul. « Elle disait avoir des contractions et sentait que c’était le grand jour.  Au début, elle m’a dit de ne pas m’inquiéter. Mais un moment après, elle m’a demandé de me lever, et de l’accompagner à l’hôpital. J’ai appelé un taxi, puis, une fois dedans, Zoé m’a longuement fixé des yeux, Puis elle a dit : « C’est notre moment ». Je me rappelle m’être senti très flatté, avant de réaliser que quoi que je fasse, Zoé se battrait seule ce soir, et que donc, je devais faire de mon mieux pour la supporter.  Lorsque nous sommes entrés dans la salle d’accouchement un frisson m’a parcouru l’échine. C’était une salle entièrement équipée, avec plusieurs professionnels partout. Une salle d’opération, et je me rappelle avoir imaginé le pire… Et pourtant rien n’en a été. L’accouchement s’est passé très rapidement, l’histoire de quelques dizaines de minutes. Zoé m’a après raconté l’horreur de la douleur des contractions. Elle m’a avoué que pour elle, ça avait duré une éternité, mais que, comme moi, elle avait été soulagée rien qu’en voyant notre bébé. Pour moi, c’était une expérience positivement magique. »

2-Témoignage de Pierre :

Pierre
Pierre

Dans un second temps, nous allons voir Pierre qui a été interviewé sur le plateau de LA MAISON DES MATERNELLES « Pendant la crise de la covid, Aurore a découvert qu’elle était enceinte. Je n’étais pas très joyeux pendant les premiers mois, parce que j’avais comme un mauvais pressentiment par rapport à la venue de ce qui s’est avéré être des jumeaux. Ce n’est que vers le cinquième mois après en avoir discuté avec ma femme, que j’ai compris que mon appréhension venait d’abord du fait que la gémellité de nos enfants ne nous permettait pas de faire les biopsies prénatales nécessaires à la découverte d’éventuelles maladies génétiques, mais aussi, de la peur de voir mes enfants évoluer entre confinements et vaccins. Puis, ce que je craignais est arrivé : Nous avons tous les deux attrapé la covid. L’accouchement a été un cauchemar :  Elle était dans le coma. La maladie s’était manifestée sous sa forme grave chez Aurore, et elle a donc dû être prématurément accouchée en urgence, alors qu’elle avait été placée dans un coma artificiel. Mon test de covid venait à peine de revenir négatif quand j’ai couru à l’hôpital. J’ai accueilli mes deux filles seul, pendant que ma femme était toujours inconsciente. Les médecins ont réussi à la réveiller environ une douzaine d’heures après la naissance de nos enfants. Quand elle a repris ses esprits, ma femme m’a souri, a mis ses bras autour des bébés que je venais de poser sur sa poitrine, et je n‘ai pas pu m’empêcher de verser quelques larmes… »

                                 

3-Témoignage de Thierry :

Thierry
Thierry

Ce témoignage nous a particulièrement affecté car après avoir donné la vie, Emilie, la femme de Thierry mourru.

Dans l’émission «ça commence aujourd’hui» Thierry nous raconta son histoire.

« Emilie n’avait pas eu de réel problème pendant sa grossesse. Bien qu’étant de santé fragile, c’est une période qu’elle a plutôt bien vécu, malgré quelques douleurs au dos et de fréquentes sautes d’humeur. Puis, une fois à terme, ma femme m’a dit ressentir des contractions et nous sommes allés à l’hôpital. Après plusieurs heures de travail, vers dix-neuf heures, Emilie a donné naissance à notre première et unique fille. Nous avons séjourné un peu plus longtemps à l’hôpital car ma femme se sentait faible ; mais, quelques heures après la naissance, Emilie a été prise d’un accès de fièvre. J’ai entrepris de la redresser, pensant que la position allongée ne lui seyait peut-être pas, puis, en reculant son bassin, je me suis rendu compte qu’elle perdait beaucoup de sang. J’ai couru chercher le docteur qui l’avait suivi, et je lui ai dit « ça ne va pas. ». Il a tenté de me rassurer en disant que ce n’étaient que les ressentis de la morphine. En soulevant le haut d’Émilie, j’ai pu apercevoir son ventre, qui était devenu complètement violet.  Le gynécologue m’a alors répondu que c’était aussi dû à la morphine, et qu’à l’arrivée de son associé, il viendrait faire plus d’examens. Quelques dizaines de minutes après, l’anesthésiste est venu trouver ma femme endormie, puis a crié à la sage-femme « Donnez-moi vite une aiguille ! » Puis, il lui a fait une prise de sang, et fait des remontrances à la dame à propos de sécheresse des veines de ma femme, puis, tout est allé très vite. L’équipe médicale n’a rien pu faire, et Emilie est décédée dans la matinée. Mon monde s’effondrait ; je ne souhaite à personne de vivre ça. Le plus dur, ce n’est pas seulement le départ d’Emilie, mais le fait de devoir désormais élever son enfant, notre enfant, la fille que j’ai toujours voulue, mais surtout que je serai désormais obligée de protéger seul, car ma femme est décédée à cause d’une négligence médicale. »

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