L’indemnisation Du Fils D’ingrid Betancourt

Edem

Celle dont la lutte contre la corruption a toujours été un must fait son come-back sur la scène politique en tant que candidate aux élections présidentielle colombienne de 2022. Nous vous faisons un point rapide sur son retour sur le devant de la scène et un récap succinct sur les circonstances qui l’ont poussé à prendre ces décisions.

La sobreviviente qui avait été prise en otage il y a 20 ans par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) alors qu’elle faisait campagne pour la présidence annonce ce 19 Janvier son intention d’être candidate aux élections présidentielles Colombienne prévue au printemps. Elle est à la tête d’un parti écologiste et participera aux primaires en mars pour départagée les candidats d’une coalition centriste, « Coalition de l’espérance ».

« Pendant des décennies, nous n’avons eu que de mauvaises options : extrême droite, extrême gauche. Le temps est venu d’avoir une option de centre » a-t-elle affirmée.

Ce centre se veut une alternative au face-à-face droite-gauche traditionnel représenté par l’actuel Président Ivan Duqué et par l’ex-maire de Bogota, ancien guérillero Gustavo Petro.

Arborant les couleurs du petit parti écologiste « verde oxigeno » en français « vert oxygène », la franco-colombienne affirme qu’elle demandera compensation, indemnisation et réparation pour chaque famille colombienne touchée par un système qu’elle affirme corrompu.

« Le système de corruption qui règne dans notre pays ne reconnaît que les droits des bandits. Eux seuls peuvent revendiquer, eux seuls peuvent être protégés », a-t-elle martelée.

Le scrutin aura lieu le 19 juin afin d’élire le successeur d’Ivan Duque.

LA POLEMIQUE SUR L’INDEMNISATION DE SON FILS

Un tribunal fédéral de Pennsylvanie  a jugé le 4 janvier que le fils de l’ex-otage « a droit à une indemnisation de 12 millions de dollars (10,6 millions d’euros). Lawrence Betancourt, aussi appelé Lorenzo, qui possède la nationalité américaine, avait déposé plainte aux États-Unis, au civil en juin 2018, contre quatorze anciens responsables des Farc, dont la plupart sont présumés morts aujourd’hui ou toujours en armes dans la jungle.

Retour sur les circonstances de l’enlèvement de Mme Betancourt

La guérilla FARC visait à sa création en 1964 de renverser le gouvernement pour prendre le pouvoir au nom de la classe ouvrière. Après des décennies de conflits accompagnées de tentatives de trêves ratées. Les autorités accusent, en 2002, la guérilla de profiter de la zone démilitarisée pour se renforcer et lancer des attaques sur les municipalités voisines, ainsi que d’augmenter la production et le trafic de cocaïne. C’est à ce moment que la sénatrice Betancourt fut enlevée après l’échec d’une énième négociation avec les FARC. Elle était retenue captive sur une période de 6 ans. Et Il faudra attendre le 23 juin 2013 pour que la fin de la guerre soit déclarée.

Sa promesse, prononcée ce mardi lors de l’annonce de sa candidature : « Nous allons briser ces chaînes, nous allons nous unir et nous allons transformer la Colombie de l’intérieur, de nos tripes, avec notre foi en Dieu. » est pour certains colombiens la réponse salvatrice contre la corruption qui gangrène le pays

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