La Chine Développe Un Utérus Artificiel:3 Choses A Savoir 

Hermann

 Grâce à l’essor de la technologie et de la science, l’homme réduit de jour en jour la limite entre la fiction et la réalité. Les scientifiques chinois l’ont prouvé encore une fois en mettant en place un nouveau dispositif « révolutionnaire ». Il s’agit d’un utérus artificiel contrôlé par une intelligence artificielle.

1-Qu’est ce que s’est ?

L’utérus artificiel contrôlé par une IA est un appareil de culture d’embryons à long terme. En termes plus basiques, il s’agit d’une nouvelle forme de culture in vitro d’embryon animal sous la surveillance d’une intelligence artificielle (IA). Le système se compose de plusieurs tubes qui canalisent les fluides nutritifs vers l’embryon se trouvant dans une sorte de ventre. Quant à l’IA, elle est le chef d’orchestre de tout le système. Elle régule le flux des fluides nutritifs, de CO2 et des éléments nécessaires au développement de l’embryon. L’IA possède également la faculté de pouvoir séparer les fœtus selon leurs exigences nutritionnelles, leurs états sanitaires, selon la présence d’anomalie ou pas… Cette fonction, permettra ainsi de trier les bons bébés des moins bons. Quel est alors le but de cette percée scientifique ? Est-ce de catégoriser les gens depuis qu’ils sont embryons ?

2-Pourquoi un utérus artificiel ?

L’objectif visé par les scientifiques ayant travaillé sur ce projet est restreint à un problème de la Chine.  En effet, cet exploit, réalisé par les chercheurs de l’université de Suzhou est une solution face à la baisse de la natalité dans le pays. Il s’agit d’une « révolution » comme les chercheurs l’indiquent dans le journal of  Biomedical Engineering.  Les efforts du gouvernement chinois pour faire accroître la natalité à travers le pays restent insignifiants. En effet, la dissolution de la politique de l’enfant unique en 2015, la possibilité pour les couples chinois d’avoir 3 progénitures depuis 2021 n’influent pas sur la courbe des naissances. En 2021, le taux de naissance était de 7,54 pour 1000 personnes. Ce taux historiquement faible est caractéristique d’une population chinoise vieillissante.

Pour l’instant, les expérimentations se limitent à la souris avec des résultats très concluants. Cette invention pourrait donc être un recours pour Pékin sauf que cela pose d’autres problèmes notamment celui de l’éthique.

3-Les limites humaines de son application

Le monde médical a ses lois et l’une d’entre elle pour des raisons éthiques interdit des expériences sur des embryons humains pas plus de 14 jours. Même si une expérimentation humaine permettrait de diagnostiquer les anomalies congénitales comme le revendique le chef du projet Sun Haixuan: « Il reste encore de nombreux mystères non résolus sur la physiologie du développement embryonnaire humain typique ». Selon les chercheurs, elle permettrait d’élucider l’énigme autour de l’origine de la vie humaine. En plus de cette première barrière, il faut noter que la Chine est un pays où « la gestation pour autrui » ou « pratique de la mère porteuse » est interdite. Cette interdiction compromet également une utilisation humaine du procédé. Un dernier problème sociétal est celui de la radicalisation. En effet, une intelligence artificielle qui sépare les bons bébés des moins bons pose déjà une base de discrimination dans la société. La société sera donc soumise à une autre forme de racisme.

Même si l’utérus artificiel contrôlé par une IA semble être un exploit scientifique inéluctable, il semble qu’une application humaine soit difficile voire impossible. La fiction deviendra donc réalité comme l’a dépeint Aldoux Huxley dans « Le meilleur des mondes ». On pourrait se questionner ; les personnes normales seront-elles celles qui seront nées d’un processus normal de grossesse ou d’un utérus artificiel ?

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