Maroc : Les Autorités Mettent En Garde Contre l’Utilisation Des Cryptos

David Kipre

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Les crypto-monnaies s’imposent depuis plusieurs années déjà dans la culture financière mondiale. Au Maroc, les autorités mettent en garde contre l’utilisation de ces moyens de paiements. Le point est essentiellement mis sur l’utilisation du Bitcoin.

I-Des avertissements de la Bank Al-Maghrib

En effet, après de précédents avertissements, les autorités du pays reviennent sur les risques liés aux opérations de crypto monnaies. Sur le site de la Bank Al-Maghrib, banque centrale de l’Etat Marocain, on revient sur les risques suivants. La protection des consommateurs est totalement absente sur les plateformes de crypto monnaies. Cette absence se traduit par l’inexistence de cadre légal en cas de vol ou de détournement. Le Bitcoin ou les crypto monnaies en général, sont également volatiles. Leurs cours de change par rapport aux monnaies ayant cours légal est très variable. Ces monnaies sont utilisées à des fins illicites ou criminelles ; par exemple, c’est un excellent moyen de blanchir de l’argent. Pour finir, la banque Al Maghrib, se désole du non-respect des réglementations en vigueur, en particulier celles ayant trait aux marchés des capitaux et à la législation des changes.

II-Une mesure de contrôle ou de protection

En réaction à ces mesures ou à ces mises en gardes, certaines réactions de méfiance se seraient fait ressentir.  

Face à certaines actions de certains gouvernements, les crypto monnaies apparaissent comme une valeur refuge. Très récemment, les autorités canadiennes ont ordonné le gel de dons fait aux camionneurs manifestants. 20 millions de dollars ont donc été bloqués pour étouffer les manifestants. Le Bitcoin, face à ces restrictions peut se montrer très utile.

La Bank Al Maghrib, l’Autorité marocaine du marché des capitaux, en tant qu’organismes régulateurs et l’Office des changes, précisent, eux, que l’interdiction de l’usage de tels procédés tend à protéger le citoyen contre toute dérive d’ordre juridique ou pertes financières. Ceci selon certains organes d’informations.

Il ne reste qu’à observer l’adhésion ou non de la population marocaine.

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